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La MAYENNE des Jean Arthuis, Guillaume Garot, François Zocchetto et Yannick Favennec dans toute sa splendeur de REPUBLIQUE BANANIERE... où les pouvoirs économiques, politiques, sociaux...sont entre les mains d'une ultra-minorité d'acteurs qui se croient tout permis ! Le site évolue vers la défense des expulsés de certains C.H.R.S. parisiens, et l'actualité de la Tunisie 2ème pays natal du fondateur.

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JEAN MARIE DELARUE : Contrôleur Général des Lieux de Privations de Libertés doit également se poser sur le fonctionnement de certains C.H.R.S ! Et STOPPER les abus...

Après le centre de "détention" dépendant de la Préfecture de Police de Paris, il est important que les services indépendants sous la direction du Contrôleur Général des Lieux de Privations de Libertés s'intéressent de très près au fonctionnement de certains C.H.R.S. spécialisés où les réglementations en matière d'hygiène, de sécurité, mais aussi en matière de fichage, de main courante et de vidéo surveillance ne respectent pas les directives européennes et de la C.N.I.L., où la réglementation en matière de logement, d'accès à ses correspondances privées ne respectent pas la législation et où les pratiques sociales sont indignes de la déontologie normale d'un service délégué par l'administration publique de la justice en matière de suivi social, de réintégration ou de réorientation professionnelle !

 

Du journal LIBERATION (en attendant d'autres articles de ce même journal sur les sujets abordés en introduction)

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Jean-Marie Delarue demande la fermeture de l’infirmerie psychiatrique rattaché au préfet.

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Par ERIC FAVEREAU

 

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C’est un immeuble banal. Quatre étages, une façade qui aurait besoin d’être rénovée. Sur un côté, un panneau indique : «Accès pour le public.» Mais il n’y a jamais de public. Dans le quartier, il y a peu de mouvement. Au bout de la rue vivait Georges Brassens.

Nous sommes devant le numéro 3 de la rue Cabanis à Paris. Accolée à l’hôpital Sainte-Anne, trône l’Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP). Fermée à tous visiteurs. L’équipe du contrôleur général des lieux de privation de libertés est allée la visiter. Longtemps. Et pour la première fois dans l’histoire de ce lieu, ce représentant officiel, totalement indépendant, demande la fermeture de l’IPPP et son transfert dans une structure classique de soins. Une mesure hautement symbolique, car toucher à l’IPPP, c’est toucher à la sacro-sainte préfecture de police de Paris.

[Télécharger ici au format PDF l'avis du contrôleur général des lieux de privation de liberté et sa recommandation sur l'IPPP]

Agités. Créé en 1872, l’IPPP est devenu un lieu mythique, sous la tutelle de la préfecture. C’est là que, via les commissariats de quartier, sont amenées des personnes interpellées dans la rue, pour leurs comportements agités ou violents. C’est le seul lieu de ce type en France : dans toutes les grandes villes, la personne arrêtée est soit incarcérée, soit transférée dans un hôpital pour décider d’une éventuelle hospitalisation d’office.

Chaque année, près de 3 000 personnes sont enfermées pour quarante-huit heures à l’IPPP. Sans la moindre présence d’un tiers. Elles sont examinées, traitées pour certaines, et parfois hospitalisées d’office. Dans sa recommandation, le contrôleur pointe l’extrême ambiguïté du lieu : «Sans remettre en cause la qualité intrinsèque avec laquelle les personnels de l’établissement exercent leurs fonctions, les contrôleurs ont vivement regretté la confusion des rôles résultant d’une tenue uniforme entre personnel de surveillance et personnel soignant.» Un peu plus loin :«Le dispositif entretient le doute sur la distance entre considérations d’ordre public et considérations médicales.» Enfin, surgit cette interrogation de bon sens : «Mais pourquoi l’appréciation compétente d’une situation pathologique a-t-elle des liens avec une institution de police ?»

Hospitalisation. Dans ses réponses, la préfecture se défend, notant qu’elle prend en charge des patients violents. «Mais en tout état de cause, seuls 41% des patients sont placés après leur séjour dans l’établissement en hospitalisation d’office : par conséquent, tous ne sont pas violents», répond le contrôleur. Qui ajoute : «Les centres hospitaliers de droit commun assurent des prises en charge de même nature. A Paris, les hôpitaux accueillent un nombre bien supérieur d’urgences psychiatriques que l’IPPP.»

D’où cette conclusion : «Il est recommandé au gouvernement de mettre dès qu’il sera possible le transfert des moyens de l’IPPP au dispositif hospitalier de droit commun.»

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